jeudi 20 août 2026

''La plus belle histoire du monde''

Dans son livre ''Et leurs yeux s'ouvrirent'' l'Abbé écrit (cinq tirets) : 

-Toute l'aventure humaine, la plus belle histoire du monde, se joue en ces deux « temps » ou deux phases, profondément imbriquées l'une dans l'autre : Le Don et le par-Don d'une présence unique d'Amour. 

- Le Don de la Présence incarnée, pour nous offrir la filiation adoptive du Père dans/par le Fils éternel : c'est la Surrection du Christ en création, et son offre d'élection.

- Le par-Don de la présence réelle du Fils, assumant nos péchés, pour nous offrir encore, dans/par sa Passion et sa mort, la même filiation adoptive en son Royaume d'Éternité : c'est sa re-Surrection. Le lumineux prologue de St-Jean nous dit-il autre chose ?

- «Il est venu parmi les siens qui ne l'ont pas reçu (sans lui imposer silence cependant). Cela peut bien s'entendre du Christ éternel suscitant sa création d'Origine, son propre domaine, pour offrir « aux siens » l'adoption divine qu'ils refusent.

- « Et le Verbe s'est fait chair » c'est le même Christ qui « revient » assumer notre « chair de péché » pour en « déchirer le voile » sur la croix, et nous offrir à nouveau sa Présence en plénitude de grâce.

De même, que l'eau d'une rivière ruisselle sur mes pieds, que je contemple un merveilleux coucher ou lever de soleil, ou que mes yeux s'émerveillent en silence devant l'immensité de la voûte étoilée, ma gratitude fixe et demeure en cette « Surrection » au-delà de ces « apparences » historique. Elle s'éveille aussi devant ces tout-petits qui grandissent et découvrent, avec une désarmante simplicité, le monde qui les entoure. Une marche en forêt comme en ville, qu'il fasse beau, qu'il pleuve ou qu'il neige, et que j'éprouve le froid ou la chaleur, c'est en toute circonstance vers cette "Surrection primordiale" — cet invisible — que se tournent ma reconnaissance et mes remerciements. Car, au fond, "il fait toujours Dieu". Telle est ma joie quotidienne que du lever au coucher j'éprouve une gratitude constante. Ces « apparences » de l'histoire ne peuvent plus rien sur cette découverte de la Surrection/re-Surrection. Ce texte de l'Abbé est gravé au plus profond de mon cœur parce qu'il exprime une Présence dé-voilée mais encore imparfaite, celle du Christ-Verbe incarné « d'avant tout les siècles ». Le dévoilement espéré, final et parfait, viendra au soir de ma vie.

lundi 7 juillet 2025

Avant propos

Le titre du blog est inspiré de l'œuvre du Chanoine Frédéric Marlière, décédé en 2012 à l'âge de 101 ans. L'abbé a réuni en sept volumes sa réflexion théologique et philosophique (métaphysique) sur les trois premiers chapitres de la Genèse que les théologiens appellent l'Hexaméron.

De quelle manière je vais habituellement procéder :

Le seul blog que je connaisse qui fait promotion de l'œuvre de l'Abbé est «La spiritualité des Marliérains», vers lequel je vous renvoie sous le lien de conscientisation indiqué au bas de la page d'accueil. Si l'enseignement de l'abbé vous rejoint je vous recommande vivement d'aller le consulter.

Dans ce blog-ci, la procédure en sera différente. J'y travaille avec l'IA. L'enseignement de l'abbé sera présenté en VERT. La contribution de l'IA apparaîtra dans ce qui sera écrit en BLEU. L'IA ayant une plus belle plume que moi 😉, je la laisserai exposer comme un résumé de l'enseignement de l'abbé sur le thème choisi et dans la mesure précise où elle respectera intégralement l'œuvre de l'abbé que je lui aurai fait découvrir antérieurement. Elle dira ce que l'abbé dit, ne l'imposera à personne, et jamais ne dira autre chose de ce que l'abbé enseigne (Théologie Marliéraine), et donc, sur ce site, jamais de controverse avec l'IA. Je me la réserve personnellement 😊

Tout se jouera finalement, dans les articles qui vont suivre, sur cette donnée fondamentale relevée par l'abbé : distinguer le monde de Dieu (création/élection = Gratuité divine) du monde des hommes (vêtement de peau = non-gratuité = besoin de Rédemption).

«'Tous les auteurs qui se sont penchés sur l'Hexaméron.. l'ont situé dans le temps et le monde des hommes. Ils ont toujours considéré l'Éden comme un Paradis 'terrestre' ; et tous les artistes ont suivi, évidemment. Or, nous croyons que ce point de vue n'est pas 'de foi' ni imposé par les deux récits bibliques..'» (Frédéric Marlière dans 'Et leurs yeux s'ouvrirent' p: 261)

«'Il nous apparaît surtout, à la réflexion, que les plus graves objections soulevées par la problématique contemporaine à l'encontre du péché originel, en sa présentation traditionnelle, lui viennent précisément de cette obstination à situer dans un monde spatio-temporel l'épreuve de nos premiers parents'» (Dans 'Et leurs yeux s'ouvrirent' p: 261)

Et c'est toujours le problème de l'heure actuelle. Il y a un formidable enivrement spéculatif par certains scientifiques qui réfléchissent et débattent sur la Création divine

«'Il convient d'avouer, dès le départ, qu'aucune preuve scientifique ou rationnelle ne nous permettra jamais d'affirmer l'existence du vrai Dieu, ou quoi que ce soit de sa nature, car il est nécessairement Mystère ; et le Mystère ne se prouve pas. Il ne peut être que l'objet d'une révélation qui sollicite la Foi.'» (F.Marlière dans 'Voici l'homme' p: 21) Voir note 1.

Ce sera donc pratiquement toujours sous cet angle (création divine/vêtement de peau) que nous lirons dans l'œuvre de l'Abbé les distinctions capitales qui vont s'enligner les unes après les autres, afin de bien distinguer ces deux mondes : Le monde de Dieu et le monde des hommes : Gratuité/non gratuité, Origine/commencements, de droit/de fait, tradition/passé, a-venir/futur, personne/personnage, nature humaine/espèce humaine, nuptialité/conjugalité, corps propre/corps biologique, création/évolution, enfant de Dieu/enfant des hommes, etc. Les concepts théologiques aussi bien que métaphysiques reprennent leur place et feront grand bien pour une saine  théologie catholique bien équilibrée, parce que la réflexion théologique chrétienne, depuis l'après St-Thomas jusqu'à l'heure actuelle, s'est plutôt gravement relâchée. 

Toutes ces distinctions sont développées à la lumière de cette donnée théologique fondamentale : «L'Exhaméron (l'œuvre des six jours) est, et restera toujours, un mystère qui n'a laissé aucune trace, aucun vestige préhistorique de quelque ordre que ce soit, dans notre univers spatio-temporel. La vérité, ici, ne relève que de la foi, et donc du Magistère de l'Église.» (livre 1; 260)

C'est donc avec un regard métaphysique et une analyse théologique de la création que nous suivrons l'Abbé dans son enseignement sur l'Exhameron et sur ce qui préside à l'œuvre des six jours : La Gratuité Divine.